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Résultats de PISA 2000, 2003, 2006, 2009

Vers le niveau supérieur

PISA 2009

Réalisée tous les 3 ans par l‘OCDE en collaboration avec les pays participant à l’étude, l’étude PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves) évalue les compétences que les élèves de 15 ans ont acquises en compréhension de l’écrit, en culture mathématique et en culture scientifique et qui seront déterminantes pour la suite de leur formation et leur vie d’adulte.

L’édition 2009 était la 4e étude PISA. Elle était principalement axée sur la compréhension de l’écrit. Au total, 65 pays et plus de 475.000 élèves de 15 ans y ont participé.

Au Luxembourg, 4.622 élèves de 39 écoles publiques, privées et internationales, ont été testés. Par ailleurs, le Luxembourg était le seul pays à réaliser une épreuve nationale complémentaire pour comparer la compréhension de l’écrit des élèves en allemand et en français.

Un score global toujours inférieur à la moyenne de l’OCDE

Dans les trois domaines évalués (compréhension de l’écrit, culture mathématique et culture scientifique), le Luxembourg se situe en dessous de la moyenne de l’OCDE.

Ces résultats présentent deux caractéristiques :

Ils sont quasiment stables par rapport aux résultats des études précédentes.

Entre les études de 2003, 2006 et 2009, on n’observe pas de variation statistiquement significative.

Ils confirment les écarts de performance entre certaines catégories d’élèves.

Les écarts entre les élèves natifs et étrangers, entre les élèves de différents milieux socio-économiques, entre garçons et filles, restent préoccupants, d’autant plus qu’ils sont plus prononcés au Luxembourg que dans la moyenne des pays de l’OCDE. Le statut socio-économique continue d’être le facteur qui a la plus grande influence sur les performances.

Mady Delvaux-Stehres, ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle n’a pas caché sa déception face au score global du Luxembourg : « Nos élèves ont toujours autant de difficultés à appliquer leurs savoirs. Les résultats traduisent aussi la difficulté de l’École luxembourgeoise de gérer la diversité de ses élèves. »

Une confirmation encourageante : l’avance des élèves des classes PROCI

Si les réformes entamées sont trop récentes pour avoir pu influer sur les performances de la cohorte d’élèves testée en 2009, les résultats des élèves des classes ayant participé au « projet cycle inférieur de l’enseignement secondaire technique» (PROCI) sont très encourageants. Comme en 2006, ils devancent leurs camarades des classes traditionnelles d’une vingtaine de points, ce qui correspond à un gain d’apprentissage d’une demi-année scolaire.

Ce résultat confirme l’efficacité des approches adoptées dans le cadre du PROCI : l’enseignement fondé sur les compétences, l’encadrement par une équipe pédagogique stable, l’absence de redoublement en 7e et en 8e, une plus grande autonomie accordée aux lycées.

« Le projet de réforme des classes inférieures, qui prévoit entre autres une généralisation de ces approches au niveau de tous les lycées techniques, va donc dans la bonne direction », s’est réjouie Mady Delvaux-Stehres.

Une exclusivité au Luxembourg : l’évaluation en deux langues

Le Luxembourg est le seul pays à avoir évalué, en compréhension de l’écrit, ses élèves en deux langues : l’allemand et le français.

Lors de l’épreuve internationale de PISA 2009 (1er jour de test), les élèves ont pu choisir la langue du test (allemand ou français) pour les 3 domaines d’évaluation. Lors de l’enquête complémentaire (2e jour de test), une seconde épreuve en compréhension de l’écrit a été soumise à la moitié de la population des élèves de 15 ans. La langue de test était cette fois imposée: le français pour les élèves qui avaient choisi le questionnaire allemand lors de l’épreuve internationale, l’allemand pour ceux qui avaient choisi le français.

Les résultats de cette épreuve complémentaire permettent de confirmer en chiffres la richesse de l’École luxembourgeoise, à savoir son plurilinguisme. Tous les élèves de 15 ans au Luxembourg comprennent au minimum deux langues écrites avec des niveaux de maîtrise différents, mais acceptables.

Toutefois, les écarts de performance entre les élèves qui ont préféré l’allemand lors du test international (élèves majoritairement germanophones) et ceux qui ont opté pour le français (élèves majoritairement romanophones) confirment la difficulté de l’École luxembourgeoise de mettre à profit la diversité des profils linguistiques de ses élèves.

« Nous devrons trouver les moyens pour mieux exploiter le potentiel de tous nos élèves, en diversifiant les méthodologies et les matériels didactiques », a affirmé la ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle.

Les actions futures : la poursuite conséquente des réformes engagées

Les défis identifiés dans l’étude PISA 2009 confirment la nécessité de poursuivre les réformes engagées pour améliorer durablement les compétences et élever le niveau de qualification de tous les élèves.

Les priorités seront, dans les années à venir, la poursuite du travail de définition des compétences et de leur évaluation, tout comme l’adaptation conséquente des programmes scolaires à l’enseignement post-primaire.

Les concepts pédagogiques du PROCI (enseignement par compétences, encadrement par une équipe pédagogique stable, absence de redoublement en 7e et en 8e, plus grande autonomie accordée aux lycées) seront transposés à tous les lycées techniques dans le cadre de la réforme des classes inférieures.

Introduit à l’enseignement fondamental dans le cadre de la réforme, le plan de réussite scolaire donne la possibilité à chaque école de proposer des actions adaptées aux besoins et au milieu socio-économique de sa population scolaire. Son introduction à l’enseignement post-primaire permettra aux lycées de définir des objectifs en fonction leurs spécificités et les moyens qu’ils entendent mettre en œuvre pour y répondre.

Tout en maintenant l’alphabétisation en allemand pour l’ensemble des élèves, le ministère entamera des réflexions sur l’introduction d’une méthodologie parallèle d’alphabétisation en allemand, fondée sur l’apprentissage de l’allemand comme langue étrangère et donc plus adaptée aux élèves romanophones.

Résultats PISA 2009 (pdf, 40 ko)

PISA 2006

La troisième édition de l’étude PISA est organisée en 2006. 4.733 élèves y participent au Luxembourg. L’accent est mis cette fois-ci sur la culture scientifique ainsi que sur l’attitude des élèves vis-à-vis de la science.

Dans les 3 domaines étudiés, les résultats du Luxembourg sont largement inférieurs à la moyenne des pays de l’OCDE.

Les élèves du Luxembourg réalisent des scores inférieurs à la moyenne des pays de l’OCDE dans chacun des domaines analysés en culture scientifique (compétences et connaissances scientifiques). Toutefois, en ce qui concerne le domaine des connaissances scientifiques, il apparaît que les élèves du Luxembourg ont une nette avance dans la catégorie "systèmes vivants" (qui correspond approximativement à la biologie) par rapport aux catégories "systèmes physiques" (qui correspond approximativement à la chimie et à la physique) et "systèmes de la Terre et de l’Univers" (qui correspond approximativement à la géographie).

En ce qui concerne l’attitude des élèves vis-à-vis des sciences, on constate que les élèves de l’ES s’intéressent davantage aux thèmes scientifiques et y prennent plus de plaisir que les élèves de l’EST. Les premiers ont une plus haute idée de leurs aptitudes dans ce domaine et sont beaucoup plus souvent convaincus de pouvoir résoudre des problèmes scientifiques pratiques que les seconds.

Les élèves des lycées ayant participé au projet cycle inférieur (PROCI) affichent une avance de 15 points en sciences, de 17 points en lecture et de 21 points en mathématiques en comparaison avec les autres élèves de l’EST. En général, on considère que 38 points correspondent à un gain d’apprentissage d’une année scolaire.

En ce qui concerne les différences de performances entre garçons et filles, les écarts absolus concernant les mathématiques et les sciences sont moins nets qu'attendu. Toutefois, ces écarts sont un peu plus marqués au Luxembourg que dans d’autres pays européens.

Pour ce qui est de la compréhension de l’écrit, les filles sont en moyenne nettement meilleures que les garçons. Les garçons sont majoritaires dans le groupe des élèves peu performants en lecture. Les filles sont présentes en plus grand nombre dans le groupe des élèves très performants en lecture.

Les écarts de performances entre les élèves luxembourgeois et les élèves étrangers, qui représentent environ un tiers de la population scolaire totale, sont très élevés en comparaison avec les autres pays européens. Ces différences correspondent de 1,5 à 2 années de retard scolaire dans le système éducatif luxembourgeois.

Les discriminations entre les élèves issus de milieux socio-économiquement dits "favorisés" et "défavorisés" sont encore plus accentuées puisqu’elles représentent de 2 à 2,5 années de retard scolaire.

Comparant les résultats entre les différents ordres d’enseignement, on constate des écarts variant entre 93 et 101 points (comparaison ES-EST) et entre 120 et 148 points (comparaison EST-régime préparatoire). Ces écarts sont observés dans les 3 domaines d’évaluation. Rappelons que le gain d’apprentissage moyen s’élève à 38 points par an.

Les performances des élèves en culture mathématique et en compréhension de l’écrit sont restées stables entre PISA 2003 et PISA 2006.

Résultats PISA 2006 (pdf, 28 ko)

PISA 2003

Les résultats de l’enquête PISA 2003, présentés le 4 décembre 2004 par le ministère de l’Éducation nationale, sont sensiblement meilleurs que ceux de la première édition.

La priorité de l’enquête étant mis sur la culture mathématique, les 3.923 élèves du Luxembourg se positionnent dans ce domaine à la 23e place sur 40 pays participant cette fois-ci à l’enquête. À côté des deux autres domaines, compréhension de l'écrit et culture scientifique, les élèves sont également testés dans un domaine transversal, la résolution de problèmes.

Pour tous les domaines de l'enquête, les élèves luxembourgeois enregistrent des performances inférieures à la moyenne des pays de l'OCDE. De plus, dans chacun des trois domaines principaux, le pourcentage d'élèves qui atteignent le niveau de compétences le plus élevé est inférieur à la moyenne des pays de l'OCDE.

En culture mathématique, la proportion d'élèves luxembourgeois se situant au niveau de compétences le plus élémentaire correspond, à peu près, à la moyenne des pays de l'OCDE. En compréhension de l'écrit et en culture scientifique par contre, le pourcentage d'élèves luxembourgeois qui ne dépassent pas le niveau de compréhension le plus élémentaire est supérieur à la moyenne des pays de l'OCDE.

En ce qui concerne le nouveau domaine transversal, les performances des élèves luxembourgeois se situent juste en dessous de la moyenne des pays de l'OCDE. Tout comme en culture mathématique, la proportion d'élèves atteignant le niveau de compétences le plus élémentaire, correspond à peu près à la moyenne des pays de l'OCDE, tandis que le pourcentage de ceux qui se situent à un niveau élevé de compétences est inférieur à la moyenne de ces mêmes pays.

Des différences de performance entre garçons et filles sont observées en culture mathématique, en compréhension de l’écrit et en culture scientifique. Alors que les performances des garçons sont moins bonnes en compréhension de l’écrit, elles sont meilleures que celles des filles en mathématiques et en sciences. Pour ces deux derniers domaines, les écarts de performance entre les sexes sont plus prononcés au Luxembourg que dans la moyenne des autres pays de l’OCDE. En résolution de problèmes, les écarts ne sont pas significatifs.

Au fait que les élèves de l'ES devancent nettement ceux de l'EST, s'ajoute à nouveau un lien fort, au Luxembourg, entre le statut socioprofessionnel des parents et les performances des élèves. Cette corrélation correspond tout à fait à la moyenne des pays de l'OCDE.

Autre résultat important pour le Luxembourg : si les élèves dont la famille est issue de l'immigration affichent des performances plus faibles que les élèves autochtones, ces écarts sont moins marqués au Luxembourg que, par exemple, dans les trois pays voisins, ou encore en Finlande.

En comparant, au niveau national, les variations de performances entre PISA 2000 et PISA 2003, on observe une progression significative dans les 3 domaines étudiés, et ce, à tous les niveaux de compétences, c.-à-d. chez tous les élèves, indépendamment de leur degré de réussite scolaire.

Résultats PISA 2003 (pdf, 27 ko)

PISA 2000

Dans les trois domaines testés, le Luxembourg affiche de très faibles résultats par rapport aux autres pays de l’OCDE: parmi les 32 pays participants, le Luxembourg occupe la 29e place. L’écart du Luxembourg à la moyenne de l’OCDE est considérable. L'enjeu de la réussite scolaire l'est tout autant.

La lecture est le domaine majeur de l’enquête en 2000. Seuls 1,7% des élèves luxembourgeois atteignent le niveau de compétences le plus élevé, alors que la moyenne de l’OCDE s’élève à 10%. 35,1% des élèves luxembourgeois (moyenne des autres pays de l’OCDE: 18,3%) se situent au niveau de compétences le plus bas, correspondant aux capacités les plus élémentaires.

En général, les résultats de l’EST sont plus faibles que ceux de l’ES. En ventilant les résultats de l’EST et en écartant les performances de l’enseignement modulaire, les différences entre l’ES et l’EST restent apparentes, mais sont moins marquées. Les performances des élèves de l’enseignement modulaire sont particulièrement faibles. Plus de 90% de ces élèves n’arrivent pas à dépasser le niveau élémentaire de compétences.

Les élèves ne parlant pas le luxembourgeois à la maison ont davantage tendance à se situer aux niveaux de compétences les plus bas. En général, les filles sont plus performantes en lecture que les garçons.

En mathématiques, les performances du Luxembourg par rapport aux autres pays ne sont guère meilleures qu’en lecture. Les performances diffèrent non seulement selon le type d’enseignement, mais également selon le sexe des élèves, les garçons aboutissant à de meilleurs résultats que les filles.

Outre l’évaluation des compétences dans les trois domaines, PISA 2000 analyse également les informations relatives à la situation scolaire et socio-économique des élèves, ainsi qu’à leurs attitudes et à leurs méthodes de travail.

Concernant l’influence de la situation socio-économique des élèves sur leurs performances, il est à noter qu’au Luxembourg, les élèves issus d’un contexte socio-économique plus favorable affichent de meilleures performances que ceux dont la situation est moins favorable.

L’évaluation des questionnaires à propos de la communication des élèves avec leurs parents donne des résultats surprenants. Le soutien parental en matière scolaire influe considérablement sur la réussite des élèves. Il présuppose, pour être efficient, une communication de qualité entre les jeunes et leurs parents. L’enquête révèle que cette communication fonctionne dans la plupart des familles; cependant, il en ressort que les discussions portent prioritairement sur les résultats scolaires, alors que d’autres sujets ou activités sont beaucoup moins abordés.

Les réponses aux questions touchant les habitudes de lecture des élèves sont autrement préoccupantes: 43% indiquent ne jamais lire d’ouvrage non-littéraire et 55% rapportent qu'ils ne fréquentent as la bibliothèque scolaire.

Résultats PISA 2000 (pdf, 35 ko)



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  Rapports PISA  
     
 

2009 (pdf, 4105 ko)

2006 (fr.) (pdf, 1657 ko)

2006 (all.) (pdf, 869 ko)

2003 (fr.) (pdf, 26126 ko)

2003 (all.) (pdf, 26505 ko)

2000 (fr.) (pdf, 3465 ko)

2000 (all.) (pdf, 3417 ko)


 
 
 
       
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