La réforme du lycée à l’enseignement secondaire général : de nouvelles perspectives pour les élèves

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Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, Claude Meisch, a présenté le 6 février 2018 la deuxième partie de la réforme du lycée, qui concerne les classes supérieures de l’enseignement secondaire général (ESG), en présence de Lucien Klein, directeur du Lycée technique d’Ettelbruck, de Claude Christnach, directeur du Lycée Josy Barthel à Mamer et de Michel Lanners, directeur du Lycée technique hôtelier Alexis Heck à Diekirch.

La rentrée 2018-2019 marquera ainsi l’entrée en vigueur du dernier paquet de mesures de la réforme placée sous le signe de la diversification de l’offre scolaire, grâce à une autonomie pédagogique élargie accordée aux lycées. « Les élèves auront nettement plus de choix, grâce à la politique que nous poursuivons depuis plusieurs années sous l’emblème de Ënnerschiddlech Schoule fir ënnerschiddlech Schüler » s’est réjoui Claude Meisch. Le paysage scolaire qui en découle offre plus de chances de certification, oriente mieux les élèves vers les secteurs d’avenir et améliore les perspectives d’une carrière universitaire.

Tout comme la réforme de l’enseignement secondaire classique, mise en œuvre à la rentrée 2017-2018, celle de l’enseignement secondaire général témoigne du dialogue de qualité avec les partenaires scolaires et a été élaborée en collaboration avec le collège des directeurs.

À l’ESG, la diversification passe notamment par de nouvelles offres linguistiques. Le principe de l’enseignement multilingue est maintenu, avec la possibilité pour les élèves de choisir parmi deux niveaux d’enseignement de français et d’allemand.

Le français en cours de base ou en cours avancé

Dans les sections à langue véhiculaire allemande, en 4e et en 3e, le français sera offert en cours de base et en cours avancé et l’allemand sera enseigné au niveau du cours avancé. Cette offre vaudra pour toutes les sections, à l’exception de la section administrative et commerciale, où le français sera enseigné en cours avancé uniquement.

L’offre en langue véhiculaire française sera étoffée progressivement pour couvrir la plupart des sections, parallèlement à l’offre actuelle en langue allemande. L’allemand y sera enseigné en cours de base.

L’enseignement secondaire général ouvre ainsi de nouvelles perspectives aux élèves jusque-là bloqués dans leur cursus parce qu’ils présentaient des déficits dans l’une ou l’autre langue. Des retombées positives sont attendues notamment pour le secteur de la santé, qui doit faire face depuis de nombreuses années à un déficit de personnel formé au Luxembourg.

Préparer les élèves aux métiers d’avenir

Le ministre a également présenté 3 nouvelles sections, tournées vers les métiers d’avenir  :

  • une section « sciences environnementales » (SE) organisée au Lycée technique d’Ettelbruck à partir de la rentrée 2018-2019 en classe de 2e et prolongée ensuite en 1re ;
  • une section «architecture, design et développement durable » (A3D) organisée au Lycée Josy Barthel à Mamer autour des notions de l’écoresponsabilité et du développement durable dans les domaines de l’architecture et de la construction et qui débutera en 4;
  • une section « gestion de l’hospitalité » (GH) organisée au Lycée technique hôtelier Alexis Heck – qui deviendra l’École d’hôtellerie et de tourisme du Luxembourg. La section débutera en 2018-2019 avec la classe de 2e. Une classe de 4e sera organisée dès 2019-2020.

Au niveau des sections existantes, la section section « sciences sociales » (SO) sera proposée dès la classe de 4e dans différents lycées, en fonction de la demande. La section « sciences de la santé » (SH), qui prépare aux professions de santé non cliniques, sera offerte dès la classe de 2e (au lieu de la 1re actuellement).

Six disciplines à l’examen et une certification plus complète

Toujours avec l’objectif d’offrir une meilleure qualification aux élèves, de nouvelles modalités seront introduites pour l’examen de fin d’études secondaires générales en 2019.

À l’instar de ce qui a déjà été effectué pour l’enseignement secondaire classique, pour permettre aux élèves de se concentrer davantage sur les disciplines qu’ils présentent à l’examen et obtenir de meilleures notes, il a été décidé de réduire de façon généralisée à six le nombre d’épreuves écrites nationales. Les épreuves orales sont fixées à deux dont une en langue et une dans une spécialité de la section. Les oraux sont organisés dans des disciplines également présentées à l’écrit. Ces nouvelles modalités entrent en vigueur dès la session 2019.

« Il s’agit, comme au classique, de donner la possibilité à l’élève de mieux se concentrer sur l’examen écrit pour viser une bonne mention » a insisté le ministre.

Le diplôme de fin d’études est aussi adapté. Pour mieux documenter le parcours et les efforts de l’élève, un complément au diplôme mentionnera l’ensemble des notes finales des disciplines de la classe de 1re, mais aussi les disciplines étudiées en 2e, sans pour autant indiquer les notes de celles-ci. Les finalités de la section et de chaque discipline y seront décrites.

L’élève de l’ESG qui souhaite poursuivre des études supérieures étoffe ainsi son dossier de candidature auprès des universités et des écoles supérieures, de plus en plus exigeantes au moment de recruter leurs étudiants.

Les élèves qui souhaitent immédiatement entrer dans la vie active disposent d’un document plus complet pour faire valoir leurs compétences.

  • Mis à jour le 06-02-2018