Organisation et gouvernance

Au Luxembourg, les décisions en matière d'éducation sont essentiellement prises au niveau national par le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enfance et de la Jeunesse (en dehors de l'enseignement supérieur qui, lui, est de la compétence du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche).

Ainsi, les objectifs généraux de l’enseignement public, les programmes de base, les certificats et diplômes, l’accès aux études, les statuts et l’administration du personnel des écoles relèvent de la gestion centralisée.

Dans l’enseignement fondamental, l’organisation scolaire (répartition des élèves dans les classes, horaire scolaire, etc.) relève du niveau local, c.-à-d. des 106 communes. L’implication des communes se concrétise également dans le suivi des actions et des résultats des écoles. Les communes assument les frais de construction et d’équipement des écoles fondamentales. Les enseignants sont nommés par l’État, puis affectés aux communes ; leur rémunération est à charge de l’État.

Dans l’enseignement secondaire et secondaire technique, le niveau local (communal) n’intervient pas dans l’administration des établissements scolaires. La hiérarchisation des responsabilités va directement du ministère de l'Éducation nationale, de l'Enfance et de la Jeunesse aux directions des lycées. Les enseignants sont nommés et rémunérés par l’État.

Structure du système éducatif

La scolarité est obligatoire au Luxembourg dès 4 ans et jusque 16 ans. Elle comporte un minimum de 12 années réparties entre l'école fondamentale et l’enseignement post-primaire.

L'école fondamentale comprend quatre cycles :

  • le cycle 1 pour les enfants de 4 à 5 ans. Une première année d'éducation précoce dès 3 ans est offerte mais l'inscription y est facultative ;
  • le cycle 2 pour les enfants de 6 à 7 ans ;
  • le cycle 3 pour les enfants de 8 à 9 ans ;
  • le cycle 4 pour les enfants de 10 à 11 ans.

L’enseignement secondaire comporte deux ordres :

  • l’enseignement secondaire « classique », dont les études, d’une durée de sept ans, conduisent au diplôme de fin d’études secondaires qui préparent avant tout aux études universitaires ;
  • l’enseignement secondaire technique, qui comprend différents régimes de formation d’une durée de six à huit ans selon l’orientation choisie, dont la formation professionnelle.

L’école luxembourgeoise propose, au niveau de chaque ordre d’enseignement, des mesures et classes spécifiques destinées à l’accueil et à la scolarisation des élèves étrangers.

Soumis à l’obligation scolaire, les enfants affectés d’un handicap ou à besoins éducatifs spécifiques sont soit intégrés dans l’enseignement régulier, soit pris en charge par un institut ou un service de l’Éducation différenciée.

La formation professionnelle a pour objectif soit d’amener les élèves à une qualification professionnelle dispensée au lycée technique soit d’aider les personnes déjà titulaires d’une qualification professionnelle à adapter ou à élargir celle-ci aux besoins de l’évolution des progrès et de l’économie.

La formation des adultes offre un enseignement adapté aux apprenants adultes, que ce soit dans le cadre d’une formation professionnelle continue, de cours d’intérêt général ou de cours de préparation aux diplômes et certificats nationaux (2e voie de qualification).

Le système éducatif luxembourgeois est essentiellement caractérisé par sa tradition plurilingue; l'enseignement des langues y occupe dès lors une place centrale.

Vous pouvez télécharger une vue générale du système éducatif.

Conseil supérieur de l’Éducation nationale (CSEN)

Le Conseil supérieur de l’Éducation nationale (CSEN), organe consultatif, se prononce soit à la demande du ministre, soit de sa propre initiative, sur toutes les questions ayant trait à l’éducation nationale et plus particulièrement les grandes orientations du système éducatif. Il comprend 36 membres représentants  les parents, élèves et étudiants ; le personnel enseignant ; les autorités en rapport avec l’école (collège des inspecteurs de l’enseignement fondamental, collèges des directeurs de l’enseignement secondaire et secondaire technique, communes, cultes reconnus, etc.) ; le monde économique, social, associatif et culturel.

  • Mis à jour le 19-09-2016